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Vaccination et contrevérités

by 5 janvier 2020

Une équipe de chercheurs a évalué l’efficacité de la vaccination antigrippale des plus de 65 ans – anglais et gallois – en termes de réduction du nombre des hospitalisations et des décès au cours de la période comprise entre les années 2000 et 2014. Et, horreur, aucune réduction significative n’a été enregistrée !

Ainsi, on peut se poser la question sur l’efficacité de la vaccination. 

Source : M. L. Anderson, C. Dobkin, et D. Gorry dans Annals of Internal Medicine, mars 2020.

Nuits de pleine lune

by 24 décembre 2019

On sait tous que la Pleine Lune influence bon nombre de phénomènes sur Terre, il y a plus d’accouchements, plus de délits, les gens nous semblent plus agités, et le sommeil de nombreuses personnes est perturbé. De nombreux paramètres du sommeil seraient en effet affectés les nuits de Pleine Lune. Des chercheurs suisses ont travaillé sur le sujet.

Entre 2000 et 2003, Christian Cajochen et ses collègues de l’université de Bâle () ont mené une étude sur 33 volontaires de 20 à 74 ans afin de tester l’effet de l’âge sur de nombreux paramètres du sommeil. Plus tard, ils ont eu l’idée de se servir de leurs données pour réaliser une nouvelle étude : voir si le cycle de la Lune influence notre façon de dormir.

A l’étude des données, il s’avère effectivement que la plein lune influe réellement sur le sommeil. Dubitatif sur sa propre expérience, Christian Cajochen a préféré ne pas publier ses résultats, avant que des collègues d’autres universités le poussent à divulguer le contenu des recherches. Il s’est décidé à le faire, en 2013, dans une article « Evidence that the Lunar Cycle Influences Human Sleep » publié dans la revue Current Biology.

Les volontaires avaient passé 64 nuits à dormir dans une chambre isolée du monde extérieur, donc sans bruit et sans lumière, pour des conditions de sommeil pleinement contrôlées. Au lieu de se focaliser sur les âges comme dans un premier temps, les chercheurs ont corrélé chaque nuitée au calendrier lunaire, afin de déterminer l’écart par rapport à la Pleine Lune. Ils ont ainsi défini trois groupes : les nuits recouvrant les jours avec un ciel sans Lune, celles durant les périodes intermédiaires du cycle, et enfin celles autour des moments de Pleine Lune.

L’électroencéphalogramme révèle que le sommeil profond, mis en avant par des tracés caractéristiques, a été raccourci de 30 % lorsque la Lune illuminait le ciel. Globalement, le sommeil est écourté de 20 minutes, tandis que la qualité est jugée moins bonne de 15 % par les participants. Les sécrétions de mélatonine (hormone liée au sommeil), étaient nettement plus basses : les taux avoisinaient les 4 pg/ml en Pleine Lune et ils étaient doublés à l’autre bout du cycle, au moment de la Nouvelle Lune.

Quelle est cette influence exercée par la Lune ? Ce n’est pas la lumière qu’elle dégage qui nous empêche de nous reposer, car les participants ont dormi dans un noir complet. A l’instar d’animaux invertébrés pour lesquels on l’a montré, les chercheurs émettent l’hypothèse que nous pourrions être dotés d’une horloge biologique calée sur le cycle de la Lune.

Cette hypothèse est intéressante mais devra être prouvée sur une étude à plus grande échelle (plus de participants, plus de jours d’expérience, participants issus de différentes ethnies…)

La disparition des nutriments

by 16 décembre 2019

Selon le rapport TRS 916 de l’Organisation Mondiale de la Santé (datant sur une consultation d’experts en 2003), la disparition des nutriments essentiels dans notre alimentation est si grave qu’elle serait même la cause cachée de l’explosion des maladies chroniques, telles que les douleurs articulaires, les dérèglements digestifs, le surpoids, les fragilités osseuses, les troubles métaboliques, le risque de développement de cellules malignes, les troubles du sommeil, la fatigue chronique…

Depuis ce rapport, une dizaine d’études d’universités canadiennes, américaines et britanniques, publiées entre 1997 et aujourd’hui, font état d’une dégringolade de la concentration en nutriments dans nos aliments.

En effet, nous nous alimentons de plus en plus mal : excès de sucre, de graisses, additifs divers… Même dans les légumes cultivés aujourd’hui on ne trouve plus ce qu’on y trouvait il y a encore quelques dizaines d’années.

Un article du Nouvel Obs nous apprenait en 2015 qu’hier, quand nos grand-parents croquaient dans une pomme, ils avalaient environ 400 mg de vitamine C, indispensable à la fabrication et à la réparation de la peau et des os. Quand vous croquez une pomme aujourd’hui, elle n’apporte plus que 4 mg de vitamine C, c’est-à-dire 100 fois moins !

Il en est de même pour la vitamine A qui est indispensable pour notre vue et nos défenses immunitaires car une orange d’hier équivaut à… 21 oranges d’aujourd’hui ! Nos brocolis nous apportent 4 fois moins de calcium et la viande contient deux fois moins de fer que celle de nos grands-parents… Elle comprend en revanche souvent des hormones de croissance destinées à faire grossir le bétail plus rapidement.

Les responsables de la chute drastique de ces nutriments essentiels sont bien connus : pesticides, toxines, sucre, pollution…

Et lorsque nous sommes privés de ces particules de vie que sont les antioxydants, les caroténoïdes, les vitamines et les minéraux, nous sommes plus fatigués, plus faibles et donc la probabilité est plus forte qu’une maladie s’installe.

On pourrait donc se dire : mangeons bio !

En théorie, les aliments BIO contiennent significativement plus de vitamine C, de fer, de magnésium et de phosphore que les aliments non bio. Seulement, Brian Halweil, spécialiste mondial de l’agriculture biologique met en garde contre certains problèmes liés aux aliments BIO : pour augmenter leurs rendements, certains exploitants BIO ont tendance à cueillir leurs produits avant maturité et ces produits BIO sont finalement moins riches en nutriments que des produits mûrs de l’agriculture traditionnelle.

Acouphènes

by 15 décembre 2019

Les acouphènes sont particulièrement pénibles pour les personnes qui en sont atteintes. Selon l’étude réalisée auprès de la population Française, dans le cadre de la 17e édition de la Journée Nationale de l’Audition, en partenariat avec IPSOS et le Crédit Agricole en mars 2014, 3.710.000 Français souffrent d’acouphènes permanents et 12.290.000 personnes perçoivent des acouphènes de temps en temps. Au total, c’est environ 16 millions de Français qui sont touchés par les acouphènes.

L’acouphène est un symptôme clinique révélateur d’une stimulation anormale du système auditif caractérisé par la perception d’un son chronique en l’absence de source sonore extérieure et que seul le sujet affecté perçoit de façon intrusive. Sa présence peut se manifester indépendamment unilatéralement, bilatéralement ou être décrite comme perçue au centre de la tête et être entendue de manière continue ou intermittente à des niveaux d’intensité et de fréquence variables. De plus, les cas de sujets présentant des acouphènes de multiples fréquences sur une même oreille sont fréquents.

L’acouphène peut revêtir différentes sonorités décrites comme : un sifflement pur, un bruit de grillon, de cigale, voire d’abeille, le sifflement de l’autocuiseur, le bruit du vent, d’une cascade, des vagues, le grésillement d’un appareil électrique, le tintement des cloches…

La sensation physique ou neurologique est déjà pénible pour certains patients acouphéniques mais à cela vient parfois s’ajouter le sentiment de mépris ou d’incrédibilité provenant de l’attitude de la famille, des amis et même parfois du corps médical.

Le Professeur Bruno Frachet (source France Acouphènes) a présenté une liste des causes de survenance des acouphènes les plus fréquentes :

01 Traumatismes sonores 19 Boucles V/VIII
02 Otospongiose 20 Neurinome du VIII
03 Catarrhe tubulaire, otite séreuse, labyrinthite 21 Problèmes psychologiques en dehors de la dépression
04 Suspicion de dysfonctionnement de l’ATM (articulation Temporo Mandibulaire) 22 SAS (Syndrome Apnée du Sommeil)
05 Traumatisme crânien 23 Sténose du conduit externe, exostoses
06 Surdité brusque 24 Implication des muscles de l’oreille moyenne
07 Anomalie relevant de la médecine interne 25 Problèmes neurologiques complexes
08 Mauvaise nouvelle, deuils 26 Migraine
09 Hypo ou hypertension artérielle 27 Implication de l’aspirine
10 Oreille interne 28 En rapport avec le cycle hormonal
11 Étiologie cervicale 29 Souffle carotidien perçu
12 Acouphène post-opératoire otologique 30 RGO (Reflux Gastro-Œsophagien)
13 Audition normale 31 Rétraction tympanique
14 Dépression 32 Anesthésie générale
15 Suspicion de fuite péri-lymphatique 33 Anesthésie péridurale
15 bis Problème LCR (Liquide Céphalo Rachidien) 34 Thyroïde
16 Ototoxicité 35 Stress
17 Pathologie identifiée de l’oreille moyenne 50
18 Acouphène en position couchée (sieste) 100 La presbyacousie

Il n’y a donc pas une cause unique et il est bien difficile de trouver aujourd’hui un traitement efficace. Un soin énergétique, prodigué par un magnétiseur peut parfois améliorer un peu la situation.

Un nouvel espoir est né avec la méthode OREBLUE. Madame Natacha Chetritt-Bonneyrat, élue meilleure audioprothésiste de France en 2019, travaille avec la méthode OREBLUE au sein de son cabinet à la Rochelle. Elle semble obtenir des taux de satisfaction très élevés dans la diminution voire l’élimination des symptômes d’acouphènes.

Depuis le 22 mars 2019, le dispositif de traitement dédié à la méthode ØREBLUE est le premier dispositif certifié « CE Médical classe IIa » eu Europe pour les soins prodigués aux personnes souffrant d’hyperacousie et d’acouphènes. Ce dispositif est enregistré auprès de l’A.N.S.M (Agence Nationale de Sécurité du Médicament et des Produits de Santé). Vous trouverez plus d’information sur le site Hearing Institute.

Manger sain réduirait l’état dépressif

by 15 décembre 2019

Une étude australienne de Heather M, Francis & coll, dans Plos One, 14(10): e0222768, publiée en octobre 2019, a montré que manger plus sain pourrait réduire l’état dépressif chez les jeunes adultes. Des jeunes volontaires âgés de 17 à 35 ans, souffrant de dépression et ayant de mauvaises habitudes alimentaires ont adopté une alimentation saine, riche en légumes, fruits et céréales complètes durant trois semaines. A la fin de l’intervention, le taux moyen de dépression des jeunes a ainsi diminué. Il est passé d’un score de dépression modérée (7 à 10) à un score dit normal (0 à 4).

Gemmothérapie

by 12 décembre 2019

Le mot gemmothérapie provient du latin « gemmae », qui signifie à la fois bourgeon et pierre précieuse. C’est une allusion à la stabilité apparente des bourgeons en hiver ainsi qu’à leur préciosité.

La gemmothérapie fut inventée par le médecin belge Pol Henry qui utilise des tissus embryonnaires végétaux en croissance tel que jeunes pousses, bourgeons et radicelles, préparés par macération dans un mélange d’eau, de glycérine et d’alcool. Pol Henry fut le premier à affirmer que le méristème (tissu végétal formé de cellules se divisant rapidement et qui constitue la zone de croissance des plantes) contenait toute l’« énergie informative » et que celle-ci pouvait guérir. Il dénomma cette pratique thérapeutique, la « phytoembryothérapie ». Le terme fut changé plus tard par l’homéopathe Max Tetau en « gemmothérapie ».

Communément appelée « médecine des bourgeons », la gemmothérapie fait partie de la grande famille des phytothérapies, lesquelles proposent de prévenir et de traiter une variété de problèmes de santé à l’aide des végétaux. La gemmothérapie utilise exclusivement les tissus embryonnaires frais des plantes, arbres et arbustes, c’est-à-dire les bourgeons, les jeunes pousses et les radicelles.

Les bourgeons posséderaient certaines propriétés thérapeutiques supérieures à celles des diverses parties de la plante mature. A l’image des cellules souches, le bourgeon, étant un embryon, porterait en lui le potentiel de développement de la plante, un peu comme s’il était à la fois les racines, les tiges, les feuilles, les fleurs et les fruits. Il contient également de fortes concentrations d’éléments actifs comme des hormones, des oligo-éléments, des vitamines, des minéraux, etc.

Le bourgeon présente à sa base une zone mérismatique constituée de cellules indifférenciées ne créant pas de photosynthèse (plastes non fonctionnel) mais qui se multiplient très rapidement au moment du débourrage. Un méristème peut continuer à croître indéfiniment tant qu’il est en vie et produit chaque année les feuilles de l’arbre (une de ces cellules végétales, peut in vitro, reconstituer le végétal dans son entier).

Selon Philippe Andrianne, ces bourgeons renferment ainsi toute la puissance du végétal. Les cellules embryonnaires se retrouvent en phase de multiplication cellulaire intense. Ils contiennent plus d’acides nucléiques (information génétique) que les autres tissus et renferment des minéraux, oligo-éléments, vitamines et facteurs de croissance divers tels que hormones (auxines, gibbérelline) et enzymes et également la sève minérale concentrée apportée par l’arbre ou la plante au printemps.

Les bourgeons constitueraient donc un véritable concentré d’information qui renfermerait le potentiel du totum de la plante. Par exemple, le macérat glycériné de Tilleul argenté (Tilia tomentosa) posséderait à la fois les propriétés sédatives liées aux fleurs mais aussi les vertus dépuratives et diurétiques de l’aubier.

Les embryons, macérés dans un mélange d’eau, d’alcool et de glycérine, servent à fabriquer des solutions dans lesquelles se concentrent les principes actifs des végétaux. On les nomme macérats.

Il y a deux écoles de pensée quant à la préparation des produits de gemmothérapie. L’une privilégie l’utilisation de bourgeons sous forme d’extrait (macérat), alors que la seconde approche préconise une dilution préalable, de type homéopathique, qu’on appelera la forme 1D. La forme 1D correspond à une solution dix fois plus diluée que le macérat original. De plus, la préparation de départ ne comprend pas d’eau. Les bourgeons sont mis à macérer dans l’alcool et la glycérine seulement, ce qui va à l’encontre des préceptes du Dr Henry voulant que l’eau soit essentielle à l’extraction des éléments actifs de la plante.

La gemmothérapie s’utilise souvent pour détoxifier l’organisme, améliorer le sommeil, lutter contre la fatigue, lutter contre l’arthrose, renforcer les défenses immunitaires, traiter les maladies cardiovasculaires…

A noter que les laboratoires Biogemm propose aussi une gamme sans alcool. Les produits Biogemm sont disponibles sur le site de Green Nature.

Il peut y avoir quelques contre-indications, notamment en ce qui concerne les femmes enceintes. Au début de la grossesse, il est recommandé de se renseigner auprès d’un professionnel de santé avant de prendre des bourgeons. De plus, certains bourgeons sont déconseillés aux personnes cardiaques ou souffrantes de troubles de la coagulation et d’hypertension. On évitera aussi de l’utiliser en cas de cancer.

Bibliographie proposée :

  • Gemmothérapie. Thérapeutique par les extraits embryonnaires végétaux. Henry P., 1982, Imprimerie St Norbert, Westerlo, dépôt légal N°D/1982/2322/O1.
  • La Gemmothérapie : Médecine des bourgeons, Philippe Andrianne, Editions AMYRIS, 1998, ISBN : 978-2930353067.
  • Traité de gemmothérapie – La thérapeutique par les bourgeons, Philippe Andrianne, Editions AMYRIS, 2011, 978-2875520012.
  • Rajeunir nos tissus avec les bourgeons : Guide pratique de gemmothérapie familiale, Max Tétau et Daniel Scimeca, Guy Trédaniel éditeur, 2011. ISBN : 978-2813202956
  • Gemmothérapie – Les bourgeons au service de la santé – Guide pratique et familial, Stéphane Boistard, Terran Editions, 2016. ISBN 978-2359810707.

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